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 (2017) I feel like i'm waiting for something that isn't going to happen.

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MessageSujet: (2017) I feel like i'm waiting for something that isn't going to happen.   Jeu 11 Mai - 23:26


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Joan a beau aimé son chat de tout son cœur, elle ne peut pas nier qu’à certains moments de la journée, il l’agace tout particulièrement. Quand il a envie de câlins, sa détermination est presque sans faille. Au chaud dans son lit, la jeune femme l’entend gratter derrière la porte en miaulant de plus en plus fort. Elle se retient de ne pas aller lui ouvrir, histoire de lui faire comprendre qu’il n’est pas le roi ici. Même si la plupart du temps, c’est le cas. Dix minutes plus tard, Zeus semble capituler. Joan tend l’oreille, légèrement méfiante. Elle n’a pas confiance, elle le soupçonne de faire une pause dans son combat pour reprendre des forces. Sa prochaine attaque sera plus violente, elle le sent. Il lui faut patienter un certain temps avant qu’elle n’entende Zeus déclarer la guerre. Le chat court dans tous les sens dans l’appartement, se prend les murs, et percute des objets. Lorsqu’un vase s’écrase sur le sol, Joan sort de son lit le plus rapidement possible. « ZEUS ! » Elle croise brièvement le regard de l’animal, qui pique son dernier sprint pour se faufiler entre ses chambres et atteindre le lit. A ce moment précis, Joan s’avoue vaincue. Il est trop tard pour qu’elle s’énerve, elle n’en a même pas la force. Avant de retourner se cacher, elle ramasse les fleurs autrefois disposées dans le vase et les morceaux de ce dernier. Zeus a de la chance. Ce vase, elle ne l’a jamais vraiment aimé. Son frère lui a offert pour une obscure raison et tient à ce qu’il soit bien visible. Il risque d’être déçu, mais ce n’est pas de sa faute ! C’est à cause du chat ! Une fois les dégâts à la poubelle, Joan se prépare une tasse de chocolat chaud avant de retourner se coucher. En même temps que la sonnerie du micro-onde, la porte d’entrée claque. « Peter ? » L’homme en question arrive dans la cuisine, le visage en sang. Joan fronce d’abord les sourcils, avant de paniquer. Elle se précipite sur lui, l’observe sous tous les angles et le harcèle de questions. Agacé, Peter la repousse et secoue la tête. « C’est rien. T’en fais pas. J’vais me passer un peu d’eau sur la figure. » Il l’embrasse brièvement, puis s’échappe assez rapidement. Joan sait qu’elle ne pourra rien obtenir de lui maintenant. Elle ne peut néanmoins pas s’empêcher de l’aider à se soigner. Une fois fait, le couple regagne leur lit et la brunette va aussitôt se blottir contre Peter.

Le lendemain matin, Joan est debout de bonne heure. Avant de quitter le lit, elle s’assure de l’état de Peter. Son visage semble gonflé, les blessures ne sont pas jolies à voir. Elle dépose délicatement un baiser sur sa joue et quitte la chambre, Zeus sur ses pas. Comme tous les dimanches, Joan passe une bonne partie de la matinée à préparer le dessert pour le repas familial du midi. C’est une tradition chez les Pryce, personne ne doit louper ce rendez-vous hebdomadaire. Pas même Peter. Malgré les événements de ces derniers mois, Joan tient à ce que tout redevienne normal pour tout le monde. Si ses parents font de leur mieux pour ne pas manifester leur aigreur à l’égard du jeune homme, les trois frères s’en donnent à cœur joie. Les remarques de Joan glissent sur les rails de leur indifférence. Littéralement. Une fois encore, elle prie pour ce que midi, aucun des membres de sa famille ne fassent allusion à l’épisode chaotique qu’ils ont traversé récemment. Malheureusement, vu l’état actuel de Peter, elle ne doit peut-être pas trop en demander. « Hey, bonjour. » Joan sursaute légèrement avant de se retourner pour accueillir son petit-ami. Elle l’embrasse doucement sur la bouche, esquissant un mince sourire. « Il y a du café et il reste des pancakes d’hier, si tu veux. » Pendant que Peter fait sa vie, elle sort le gâteau du four et le laisse reposer. « Tu veux toujours pas me raconter ce qu’il s’est passé hier soir ? » Demande-t-elle sur un ton faussement innocent. Il soupire, réfléchit quelques secondes, et daigne ouvrir la bouche. « J’ai croisé Reed hier soir. Il était avec une nana, et c’était pas Charlotte. Je voulais juste lui rappeler qu’il avait une petite-amie, tu vois… J’ai pas eu le temps de finir ma phrase, il m’a balancé son poing dans la gueule et j’ai riposté. Voilà. » Joan ouvre grand la bouche et dévisage son petit-ami. Ce n’est pas le genre de Reed, difficile de cacher sa déception. « Oh… » Elle éprouve surtout de la peine pour Charlotte. Elle espère de tout cœur qu’entre cette inconnue et Reed, il ne s’est rien passé. Pour être passée par là, elle ne souhaite ça à personne. « Et après ? Il est reparti avec la fille en question ou… ? » Peter hausse les épaules. « J’sais pas, je suis parti. » « D’accord. » Dit-elle en hochant la tête. « Bon, je vais me doucher. On doit y être dans une heure ! » Joan retrouve soudain toute son énergie et vole presque jusqu’à sa salle de bain, en chantonnant légèrement.

Au cours du repas chez les Pryce, le téléphone de Joan ne cesse de sonner. Elle a vaguement le temps de voir le prénom de Reed s’afficher plusieurs fois sur l’écran avant d’activer le mode silencieux. Son père déteste les nouvelles technologies, il ne supporte pas de voir ses enfants utiliser leurs téléphones pendant un repas. Il s’agit d’un moment sacré, un moment privilégié. Par respect pour son vieux père, Joan se retient de sortir son téléphone à tout moment. Mais elle prend sur elle. Vraiment. Elle a envie de savoir ce que Reed lui dit, pourquoi il la harcèle presque. Après ce que Peter lui a raconté ce matin, elle ne peut pas s’empêcher de penser que ce soit lié. Une fois hors de la maison familiale, Joan lit enfin les nombreux messages. Reed semble insister pour la voir. Elle ne réfléchit pas bien longtemps avant de lui proposer d’aller manger une pizza ce soir. Il lui répond aussitôt et lui demande si Peter sera là. Vu les circonstances, Joan suppose qu’il vaut mieux pour Reed que Peter ne soit pas là. « Hm, Peter ? Ca te dérange si je vais manger une pizza avec les filles ce soir ? » « Non, bien-sûr que non. » Elle lui sourit et embrasse le coin de ses lèvres. « Cool, t’es le meilleur. » Le soir même, à 19h pile, Joan arrive au restaurant. Reed est déjà là. Elle le rejoint et s’assoit en face de lui. « Hey ! Désolée pour le retard, j’ai pas fait attention à l’heure. Comment tu vas ? A ce que je vois, toi aussi tu t’es bien battu. Tout va bien, avec Charlotte ? » Joan enchaîne les questions de façon un peu sèche et sans aucune subtilité. Elle s’empare de la carte et fait comprendre à Reed qu’elle a une petite dent contre lui. Les tromperies, c’est moche.

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MessageSujet: Re: (2017) I feel like i'm waiting for something that isn't going to happen.   Mar 23 Mai - 18:38












En théorie, passer une soirée dans un bar c’était quelque chose de sympa et de convivial. Sauf que nous étions loin de la théorie. En pratique c’était sympa quand j’étais avec Cameron, Elsa et Charlotte. Ce soir ce n’était pas le cas. Cameron et Elsa se fait une soirée en amoureux. Urg. Et Charlotte m’avait lâchement abandonné parce qu’elle était malade. Alors pour avoir passé la journée avec elle c’était vrai, mais elle m’avait forcé à ne pas annulé la soirée et j’étais faible alors voilà.... Normalement on devait boire un verre entre professeurs. Mais genre TOUS les profs. Ca aurait pu être une bonne idée si je ne m’étais pas retrouvé avec pour unique compagnie le prof de musique et le prof de théâtre. Je n’avais absolument rien contre eux, mais on avait pas forcément les mêmes centres d’intérêt et même si j’essayais, même si je faisais des efforts, la conversation ressemblait plus à un gros blanc pour ma part. Au moins les deux semblaient bien s’entendre et passer une bonne soirée. C’était déjà pas mal. Du coup en attendant, que je puisse intervenir et sortir quelque chose d’intelligent, je regardais les gens autour de moi en priant pour voir la tête de Cameron. Malheureusement ma prière n’avait pas été entendu et à la place je tombais sur la face puante de Peter.
Alors ce n’était pas que je n’aimais pas Peter, mais en fait si je ne l’aimais pas. Du moins je ne l’aimais plus. Parce que fut un temps où nous étions très bon potes. Avec la bande on était toujours ensemble et puis Peter et Joan s’étaient mis en couple. A l’époque je n’étais pas contre, je trouvais même que c’était la chose la plus logique au monde. Ca c’était avant. Parce que depuis Peter avait trompé Joan. Joan lui avait peut-être pardonné, mais moi ce n’était pas le cas. On ne pouvait pas faire de mal impunément à Joan. Je n’arrivais pas à comprendre et ça m’énervait plus que jamais qu’elle se soit remise avec lui. Elle connaissait mon point de vu, on s’était pas mal pris la tête à cause de cela, mais rien n’y avait changé. J’acceptais son choix, même si je n’étais pas d’accord.
Du coup le voir alors que je ne passais déjà pas une excellente soirée ne m’aidait pas vraiment. Le problème c’était que je n’étais pas au bout de mes surprises parce que cet enfoiré n’était pas tout seul. Autant il avait le droit de sortir avec ses potes, je m’en fichais comme de ma première chemise, autant fourrer sa langue dans la bouche d’une femme qui n’était pas Joan je n’appréciais pas vraiment. Sans dire un mot à mes collègues, je me dirigeais vers Peter. Il me tournait le dos et sans ménagement je le tirais par l’épaule pour qu’il se retourne et lui planter directement mon poing dans la figure. Ce n’était peut-être par fair play de le prendre comme ça par surprise, mais je n’en avais rien à foutre. “T’es vraiment qu’un bâtard Peter. Tu crois que tu peux t’amuser comme ça avec Joan ?” Vu ce qu’il était en train de faire oui c’était effectivement ce qu’il pensait. Evidemment se prendre un poing ne lui avait pas vraiment fait plaisir et je ne tardais pas à recevoir une réponse à mon tour. Okay très bien.
On avait à peine pu se mettre deux coups de plus que les videurs étaient déjà en train de nous séparer. “Tu vas le regretter McMahon, je te le garantis” Ouuuh je tremblais de peur avec ses menaces. C’était lui qui avait le plus à perdre. Il savait que j’étais proche de Joan et que j’allais lui raconter toute la scène. Le seul avantage qu’il avait sur moi, c’était qu’il habitait avec elle.
Sans conviction je retournais vers mes collègues. Je m’en serais bien passé, mais j’avais laissé ma veste la bas. “Désolé pour la scène. On se voit au boulot lundi” Je n’étais pas vraiment désolé, juste ça me faisait chier de devoir aller au boulot avec la tête amoché. La fin du week s’annonçait compliqué.

Le réveil du dimanche matin ne fut pas des plus agréables. Déjà parce que Charlotte n’était pas là et parce que ma tête me faisait un peu trop mal. Je me levais quand même pour avaler des cachets et prendre une douche. Fallait désinfecter tout ça, pour pas faire peur aux élèves demain. Maintenant que c’était fait, il fallait que je réfléchisse à un plan de bataille. Comment apprendre la nouvelle à Joan sans pour autant lui faire trop de mal ? C’était difficile et j’avais besoin des conseils de Charlotte, en même temps je pourrais prendre de ses nouvelles. “Coucou ma douce. Est ce que tu te sens mieux aujourd’hui ?” oui c’était une entrée en matière tout ce qu’il y avait de plus doux. Même si en lui apprenant que je m’étais battu hier, je m’en prenais plein la gueule. Heureusement qu’on était au téléphone, sinon elle aurait été capable de me taper avec un journal. La mauvaise nouvelle, c’était qu’elle n’avait pas plus d’idées que moi sur la façon d’annoncer la nouvelle tromperie de Peter à Joan. Selon elle, je devais lui dire la vérité toute en douceur et diplomatie. Huum, d’accord. Elle était mignonne, mais ça ne m’aidait pas vraiment. Après avoir parlé de tout et rien, on avait fini par raccrocher et maintenant je devais partir à la chasse à la nourriture.

Il était 11h45 et je n’avais absolument rien dans mon frigo. Vivre sans Elsa avait bien des inconvénients. Au moins quand elle était là, le frigo était toujours plus ou moins remplie. A défaut, je commandais chinois. C’était facile et sans prise de tête et surtout ça me permettait en même temps de pouvoir téléphoner à Joan. Il fallait que je la vois et surtout que je la vois aujourd’hui. Je tentais de la joindre, mais en vain. Après plusieurs sonneries, je tombais sur son répondeur. Laisser un message ne servirait à rien, alors je tentais une nouvelle fois de l'appeler. Doux Jésus, mais jamais elle ne répondait à son fichue téléphone ? .Il me fallait quand même 3 appels supplémentaire pour me souvenir qu’on était dimanche et donc qu’elle était chez ses parents. Merdouille. A défaut, je lui laissais plusieurs sms en lui disant que je devais absolument la voir aujourd’hui. Non je n’étais pas du tout en train de la harceler.

Devoir attendre la réponse de quelqu’un c’était très long. Heureusement que j’avais la bouffe pour me tenir compagnie et surtout la télé. J’avais misé sur Netflix et un film qui ne me demandait pas énormément de réflexion. Oui j’avais mis un dessin animé.
Après ce qui m’avait paru des heures, j’avais enfin une réponse de Joan qui me proposait d’aller manger une pizza ce soir. Huum du chinois ce midi et une pizza ce soir. Ce n’était pas très équilibré. Demain j’allais devoir courir deux fois plus pour éliminer tout ça. En tout cas je ne me faisais pas prier et je répondais immédiatement à Joan que j’étais d’accord.
Maintenant que c’était acté, il fallait que j’attende une nouvelle fois. J’avais l’impression d’avoir passé ma journée à ça. Du coup en attendant 19h, j’envoyais des messages d’amour à Cameron, mais n’y tenant plus à 18h30 j’étais déjà à la pizzéria. Je me sentais stressé comme pour un premier rendez-vous. C’était complètement débile, mais en même temps je savais que ce que j’allais dire n’allait pas faire plaisir à Joan et je détestais être celui qui devait lui annoncer ça.
Installé devant ma bière, je réfléchissais à comment j’allais lui annoncer ça. 1000 scénarios se passaient dans la tête et le plus souvent ils se terminaient avec une Joan furieuse qui m’envoyer sur les roses. L’heure n’était plus à la réflexion parce que la jeune femme venait d’arriver. « Hey ! Désolée pour le retard, j’ai pas fait attention à l’heure. Comment tu vas ? A ce que je vois, toi aussi tu t’es bien battu. Tout va bien, avec Charlotte ? » Pas un bisous, rien ? Okay très bien. Elle m’en voulait d’avoir taper Peter ? Qu’est ce qu’il avait bien pu lui raconter pour que Joan soit si tendue avec moi. Urg je détestais ce gars. “Oui, avec Peter, mais j’imagine qu’il a dû te raconter.” Manière détournée de savoir ce qu’il avait bien pu vouloir dire. Peut-être que Joan voudrait les deux versions de l’histoire. “Sinon oui Charlotte va bien. Elle est malade depuis 2 jours, du coup hier elle m’a lâchement abandonné pour la soirée prof. Je l’ai eu au téléphone ce matin, ça allait mieux” Tellement mieux qu’elle m’avait engueulé comme si j’étais un élève. Je ne lui en voulait pas, je le méritais un peu. J’allais enchaîner sur hier soir, mais le serveur arrivait pour prendre notre commande. Une fois prise, je regardais Joan dans les yeux pour essayer de devenir quelque chose. “Ecoute Joan, je voulais m’excuser pour hier soir. Je n’aurai absolument pas du réagir comme cela, c’était totalement stupide.” C’était bien cela mon problème. Je réagissais et seulement après je réfléchissais, mais aujourd’hui ce n’était pas le plus important. Je posais ma main sur celle de Joan. “Mais dit moi plutôt comment tu te sens toi ? Ca n’a pas dû être facile d’apprendre ça.” C’était d’ailleurs ce qui expliquerait son attitude un peu revêche avec moi ? Je n’en savais rien.





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Dernière édition par Reed McMahon le Lun 5 Juin - 20:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (2017) I feel like i'm waiting for something that isn't going to happen.   Mer 31 Mai - 21:29


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Joan est déçue. Déçue du comportement de Reed. Elle croyait le connaître, elle ne pensait pas qu’il serait capable de tromper Charlotte. De préférer une vulgaire fille de passage à sa petite-amie. Le pire, c’est qu’il sait à quel point elle-même a souffert de l’infidélité de Peter. Il est l’une des rares personnes devant qui elle a craqué. Elle a exposé au grand jour sa fragilité et sa vulnérabilité. Il a malgré tout l’audace de faire subir la même chose à Charlotte, une jeune femme pétillante et pleine de vie qui ne mérite certainement pas que celui avec qui elle partage sa vie la traite ainsi. Alors elle a décidé de lui en vouloir et de le lui montrer de la façon la plus explicite qui soit. Il n’a pas le droit de jouer aux abrutis, il n’a pas le droit de manipuler Charlotte. Quand un homme ne veut plus d’une femme, il ne peut pas simplement lui dire avant d’aller voir ailleurs ? Elle ne comprend pas et ne comprendra jamais ce type de comportement. Elle n’a jamais compris pourquoi Peter l’avait trahie, d’ailleurs. La jeune femme n’en parle pas, elle évite volontairement le sujet et fait tout son possible pour mettre cette histoire au placard. Elle ne veut pas y repenser, ni à ce qu’elle a vu, et encore moins à ce qu’elle a ressenti. Il n’empêche qu’il existe une grande part d’incompréhension. Elle a placé un énorme point d’interrogation sur cette histoire, sans qu’elle n’ait pu avoir le moindre élément de réponse. En voyant Reed ce soir, elle se retient de ne pas lui poser la question. Pourquoi ? A la place, elle l’agresse d’un ton froid et remarque directement les ecchymoses sur son visage. Sans surprise, évidemment. Elle s’attendait plus ou moins à retrouver son meilleur ami dans un tel état. Peter avait le visage en sang, ça lui parait donc logique que Reed ait lui aussi souffert. Malgré son envie indéniable de quitter les lieux sans avoir sa version des faits, elle prend sur elle et s’installe en face de lui. S’il lui a demandé de venir ici ce soir, il doit avoir une bonne raison. Joan est prête à faire preuve de beaucoup de patience, en espérant que Reed ait une bonne explication à lui donner. Mais elle en doute.

Reed a le droit à un regard noir, presque meurtrier. D’aussi loin qu’elle se souvienne, jamais elle ne s’était comportée ainsi avec lui. Tout simplement parce qu’ils ont toujours été sur la même longueur d’onde. C’est aussi ce qui explique la déception de Joan. Elle pensait qu’ils partageaient la même opinion quant à la question du couple et de la fidélité. Joan a peur de s’être trompée, d’être en train de découvrir le véritable Reed. Celui qu’elle n’a, à sa connaissance, jamais côtoyé. L’ancien footballeur ne cherche pas à éviter le sujet de la bagarre, ni même ce qu’il a fait. Peter a dû te raconter, dit-il. Oui, il lui a raconté. Il lui a tout dit. Joan ne dit rien, gardant son air sévère. Reed paraît détendu, il parle calmement de Charlotte, explique qu’elle est malade depuis deux jours et qu’elle l’a abandonné hier soir alors qu’une soirée entre professeurs était prévue. Mais elle va mieux. Là, Joan ne peut pas s’empêcher d’émettre un léger rire qui sonne faux. Le genre de rire qui indique tout de suite que quelque chose ne va pas. Il se fout d’elle, ce n’est pas possible autrement. Ce qu’il dit ensuite, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle bouille intérieurement, fait tout son possible pour ne pas exploser de rage. Sa réaction, stupide ? Évidemment qu’elle l’état. Mais ce n’est pas pour ça qu’il doit s’excuser. Elle ne comprend pas comment il peut paraître aussi détaché. Comment elle se sent ? Hors d’elle. Ça n’a pas dû être facile d’apprendre son infidélité ? Joan a un léger temps d’arrêt. Elle dévisage son meilleur ami, les sourcils froncés. La discussion n’a aucun sens. Elle a la vague impression que sa version de la soirée n’est pas exactement la même que celle de Reed. Sur le coup, elle n’a aucune idée de ce qu’elle doit répondre. Silencieuse durant de longues secondes, elle fixe Reed la bouche ouverte. Quelque chose lui échappe. Elle ne sait pas quoi, mais elle le sent. Pourtant, elle finit par laisser sa colère sortir.

La mâchoire crispée, elle envoie la bière de Reed voler dans un coin du restaurant. Les regards se tournent vers eux, elle les ignore sans aucun mal. « Tu te fous de ma gueule, c’est ça ? » Si elle avait des lasers à la place des yeux… Vous connaissez la suite. « Comment tu peux n’en avoir rien à foutre à ce point ? J’veux dire… Oui, Peter m’a tout dit. Et honnêtement, je m’en fiche de ce que tu lui as fait. C’est pas pour ça que tu devrais t’excuser. C’est pour Charlotte, que tu devrais t’excuser ! En fait, j’ai pas besoin de tes excuses, moi. Au lieu d’être là, à réfléchir à quel pizza t’envisages de manger, tu penses pas que ça serait plus intelligent de retrouver ta petite-amie, de tout lui expliquer et d’admettre que t’es le plus gros connard qui puisse exister sur terre !? » Joan est lancée, elle ne réfléchit plus à ce qu’elle dit. Sans qu’elle ne sache pourquoi, elle se retrouve debout, et surplombe largement Reed. Il lui en faudrait peu pour qu’elle ne le gifle. « Si tu veux vraiment savoir comment je me sens… Sache que je me sens très conne. Est-ce que tu te souviens de tout ce que tu me disais quand Peter m’a trompée ? Est-ce que tu y as repensé, hier soir ? T’es qu’un putain d’hypocrite et je regrette vraiment de t’avoir fait confiance. J’dirais rien à Charlotte, mais j’espère vraiment que tu seras honnête avec elle. Lui brise pas le cœur, c’est tout ce que je te demande. » Le serveur, venu pour demander à Joan de se calmer, n’a pas besoin d’ouvrir la bouche. Elle lance un dernier regard empli d’une certaine tristesse à Reed, avant de récupérer sa veste pour ensuite quitter les lieux. Elle n’a même pas faim. Reed l’a littéralement dégoûtée.

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MessageSujet: Re: (2017) I feel like i'm waiting for something that isn't going to happen.   Lun 5 Juin - 20:59












La patience n’était pas la plus grande de mes qualités et pourtant Joan était en train de la mettre à rude épreuve. Je connaissais bien les repas du dimanche de la famille Pryce, ils pouvaient être très rapide, tout comme ils pouvaient s’éterniser. Aujourd’hui c’était l’impression que j’avais, que c’était une attente sans fin, alors qu’au final c’était juste de l’impatience de ma part. Impatience de savoir ce que Peter avait bien pu raconter à Joan à propos d’hier soir. Je savais que cela n’allait pas jouer en ma faveur, mais je ne savais pas à quel niveau.
Plutôt que de regarder les aiguilles de l'horloge j'avais décidé de faire quelque chose d'utile dans ma vie. En jetant un regard circulaire à mon appartement je me disais que je pourrais faire un brin de ménage, mais je n'avais pas envie d'être utile à ce point. Mon ménage pouvait bien encore attendre quelques jours de plus. Genre avant que Charlotte ne vienne. Oui la plupart du temps c'était de savoir que Charlotte allait passer la nuit ici qui me poussait à faire le ménage. Pour Elsa et Cameron je ne faisais pas autant d'effort.

Après des heures qui m'avait paru interminable, Joan avait fini par répondre à mes nombreux messages – non, non je ne l'avais absolument pas harcelé – et elle me donnait rendez-vous à la pizzeria. Okay donc ça voulait encore dire quelques heures d'attente. En même temps je me doutais qu'elle ne voudrait pas aller manger directement en sortant de chez parent et qu'elle aurait eu envie de se poser un petit peu. Seulement plus elle passait de temps avec Peter et plus elle risquait d'apprendre des choses fausses et je ne savais pas si je pourrais rectifier le tir. Je tenais à Joan, énormément même et savoir qu'en ce moment même elle était avec cet enfoiré qui ne cessait de lui mentir, me mettait en rogne. Pour le coup me défouler une nouvelle fois sur lui ne m'aurait absolument pas déranger. Ceci dit, il ne faudrait pas que j'en fasse une habitude et que ce garçon devienne mon punching ball attitré. Me mettre à la boxe pourrait être une bonne idée. Évidemment pas maintenant, mais pourquoi pas plus tard. C'était une idée à creuser et peut-être aussi en parler avec Charlotte pour avoir son ressenti. Pas que j'avais besoin de sa permission pour faire ce que je voulais, mais si je me mettais à la boxe je pouvais possiblement rentrer régulièrement avec des ecchymoses.

J'étais arrivé un peu en avance, ce qui me laissait le temps de commander une bière et de stresser comme devant ma copie pour les examens finaux. Ce qui était complètement ridicule, je n'avais rien fait de mal – bien au contraire.
J'étais heureux de voir arrivé Joan et j'étais tout sourire contrairement à elle qui me semblait froide et distante. Je n'étais pas habitué à ça. Je m'en doutais, mais peut-être pas à ce point. Si j'avais frappé Peter ce n'était pas pour le plaisir de vivre. Je lui présentais mes excuses, c'était débile, mais je savais que la situation la faisait souffrir et je ne voulais pas rajouter deux sous à la musique, pourtant ça semblait la laisser complètement de marbre. Du coup je préférais m'inquiéter de comment elle se sentait elle. Après tout, c'était de elle dont il s'agissait dans cette histoire.
Je pensais m'être préparé à toute sorte de réaction venant de la part de Joan, mais certainement pas à celle là et sans comprendre je regardais ma bière valsait dans le restaurant. « Tu te fous de ma gueule, c’est ça ? » J'avais vraiment la tête de quelqu'un qui ferait ça ? « Je comprends pas bien là. » J'avais du louper quelques choses d'important là. « Comment tu peux n’en avoir rien à foutre à ce point ? J’veux dire… Oui, Peter m’a tout dit. Et honnêtement, je m’en fiche de ce que tu lui as fait. C’est pas pour ça que tu devrais t’excuser. C’est pour Charlotte, que tu devrais t’excuser ! En fait, j’ai pas besoin de tes excuses, moi. Au lieu d’être là, à réfléchir à quel pizza t’envisages de manger, tu penses pas que ça serait plus intelligent de retrouver ta petite-amie, de tout lui expliquer et d’admettre que t’es le plus gros connard qui puisse exister sur terre !? » Je m'en doutais que Peter retournerait cette situation à son avantage, mais pas à ce point. « Ce n'est... » Joan ne me laissait même pas le temps d'en placer une. Elle était sur sa lancée de reproche et rien ne pouvait l'arrêter. « Si tu veux vraiment savoir comment je me sens… Sache que je me sens très conne. Est-ce que tu te souviens de tout ce que tu me disais quand Peter m’a trompée ? Est-ce que tu y as repensé, hier soir ? T’es qu’un putain d’hypocrite et je regrette vraiment de t’avoir fait confiance. J’dirais rien à Charlotte, mais j’espère vraiment que tu seras honnête avec elle. Lui brise pas le cœur, c’est tout ce que je te demande. » Sa tirade terminée Joan s'en allait comme une princesse. Seulement je n'étais pas prêt à laisser cette histoire se terminait comme ça. « Désolé pour le dérangement. J'espère que ça suffira » J'avais sorti plusieurs billet de mon portefeuille sans faire attention à la valeur pour les donner au serveur. Sans attendre une seconde de plus, je m'élançais à la suite de Joan. « Joan attend s'il te plait » Je n'avais eu aucun mal à la rattraper et je lui prenait le poignée pour qu'elle puisse se retourner. Je savais que  je risquais une claque monumentale en faisant ça, mais je prenais le risque. « Je sais pas ce que Peter t'as raconté, mais ce ne sont que des mensonges » C'était un peu trop facile de dire ça, je m'en rendais compte, mais je savais aussi qu'au fond d'elle même Joan avait des doutes, sinon elle ne serait jamais venu pour écouter ma version de l'histoire. « On se connaît depuis suffisamment longtemps pour que tu puisses me faire confiance même si tu n'en a pas envie et je me souviens exactement de tout ce que je t'ai raconté quand Peter t'a trompé. » Je n'oublierais pas non plus l'état dans lequel elle était venu frapper chez moi. Elle était dévastée et j'avais essayé de prendre soin d'elle. « Et toi est ce que tu te souviens de ce que je t'ai dit quand tu as décidé de pardonner à Peter ? » Je lui avais déconseillé de faire ça, je lui avais dit qu'il allait recommencer et ça n'avait pas manqué. Pourtant je l'avais quand même soutenu dans sa décision. « Je n'ai jamais trompé Charlotte et je ne le ferais jamais » Je n'avais pas quitté Joan du regard en me disant que tout pouvait se jouer à ce moment. « Je suis peut-être le pire des enfoirés, peut-être que j'aurai du garder pour moi la scène que j'avais vu au bar hier, mais je pouvais pas laisser Peter s'en sortir comme ça. » J'avais vu rouge et je n'avais pas pu me raisonner pour rester dans mon coin ou prendre des photos pour prouver mes dires. « Libre à toi de me croire ou de croire Peter. » Ma phrase sonnait presque comme un ultimatum et pourtant ça ne l'était pas. Quoi que Joan pouvait décider, j’essaierais d'être à ses côtés.





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