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 (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles

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Bonnie Wakefield
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MessageSujet: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Sam 8 Avr - 0:20

i lost myself when i lost you both.
3h du matin. C'est l'heure à laquelle elle se leva quand elle eut des douleurs au ventre. Quelque chose n'allait pas, elle le sentait. Elle n'avait jamais ressenti ce genre de douleurs auparavant. Au plus le temps passait, au plus elles devenaient intenses. Elle se redressa difficilement et alluma la lampe qui se trouvait à côté d'elle. Et là, c'était le cauchemar. Elle vit les tâches de sang sur ses draps et sa robe de nuit. Elle resta immobile pendant quelques secondes. Elle n'arrivait plus à bouger alors que les pensées fusaient dans sa tête. Qu'était-il en train de se passer? Tout ça n'était pas normal. Était-elle en train de perdre le bébé? Elle essayait de ne pas y penser même si au fond d'elle, elle savait que c'était très probable. Elle trouva enfin le courage de bouger. Les mains tremblantes, elle composa le numéro des urgences. Il n'y avait pas de temps à perdre, elle espérait que l'ambulance allait arriver le plus vite possible. Elle reprit à nouveau le téléphone et elle appela à présent la personne qu'elle voulait avoir près d'elle en cet instant : son ex-mari. C'était la première personne à qui elle avait pensé. Certes, elle était toujours très en colère contre lui, elle le détestait à cause de ce qu'il avait fait. Elle n'arriverait peut-être jamais à lui pardonner son infidélité... Mais il restait le père de son futur enfant. Ce n'était peut-être pas la seule raison pour laquelle elle l'avait contacté mais c'était la seule qu'elle acceptait d'admettre pour le moment. Le fait est qu'elle était terrifiée et que seul Miles pouvait la calmer. Miles ... Elle ne savait pas quoi lui dire. Elle-même ne savait pas ce qui lui arrivait, ou du moins elle essayait de s'en convaincre. Miles, quelque chose ne va pas avec le bébé... Quand je me suis réveillée, il y avait du sang partout, ajouta-t-elle d'une voix tremblante. Elle sentit que les larmes n'allaient pas tarder à venir mais elle essayait de les retenir le plus longtemps possible. J'ai appelé une ambulance, viens vite s'il te plaît. On pouvait sentir l'impuissance et le désespoir dans sa voix. Bien qu'elle eut difficile à se lever et se déplacer, elle alla s'habiller et elle prépara vite fait quelques vêtements dans son sac, au cas où. Alors qu'elle attendait l'ambulance, elle se mit à penser à son bébé. Elle ne connaissait pas encore son sexe mais elle aimerait bien avoir un garçon. Elle se mit à l'imaginer plus grand, elle s'imaginait ses premiers pas, sa première rentrée à l'école, son départ pour l'université. Elle n'eut pas le temps de rêvasser plus longtemps, car les ambulanciers finirent par arriver. Arrivée à l'hôpital, on l'amena directement aux urgences. Elle pensait à Miles à présent. Elle scrutait le couloir dans l'espoir de le voir arriver.

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Why is the bedroom so cold, Turned away on your side? Is my timing that flawed? Our respect run so dry, Yet theres still this appeal That weve kept through our lives. Love, love will tear us apart again. Do you cry out in your sleep? All my failings expose, Get a taste in my mouth, As desperation takes hold, Is it something so good Just cant function no more? When love, love will tear us apart again.
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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Sam 8 Avr - 22:01

boulevard of broken dreams.
Encore et toujours, tu dors la journée, un véritable oiseau de nuit. Habitude causée par ton travail qui t’oblige à travailler la nuit. Nul besoin de dire que tu exècres totalement de devoir rester éveillé alors que la ville dort sereinement, que les lumières sont éteintes dans les habitations. La population nocturne n’est évidemment pas semblable à celle du jour. La nuit, une économie illégale prend naissance, car entre la prostitution et les trafics de drogue, vous êtes servis. Les patrouilles sont nombreuses et ciblées sur les zones jugées potentiellement dangereuses. Les yeux creusés par la fatigue et le décalage, tu as la sensation que la nuit risque d’être longue, que ton service va être un calvaire. Tu aimerais te trouver ailleurs, dans ton lit par exemple. Face à cette lassitude ambiante, ton coéquipier te donne une tape sur l’épaule alors que vous êtes dans les vestiaires, prêts à partir. Ce geste a le don de te faire sursauter et sortir de tes pensées. Finalement, vous partez tous les deux, tu t’installes aux côtés du conducteur, blasé et visiblement agacé. Néanmoins, cela ne t’empêche pas de discuter de tout et de rien avec ton collègue et camarade. Les heures défilent, et la radio affiche 3 heures du matin, bientôt, tu rentreras chez toi. La sonnerie du téléphone te fait réagir, les sourcils froncés lorsque le nom de Bonnie s’affiche sur l’écran. Tu décroches, inquiet, et malheureusement, tes doutes se vérifient. Elle paraît paniquée, voire apeurée. L’incompréhension se lit sur ton visage. Puis, ton sang se glace à ses mots mais tu tâches de rester calme, pour ne pas l’effrayer encore plus. « Bonnie, calme-toi, je te rejoints de ce pas à l’hôpital. ». Ta voix est calme, pleine de sang-froid. Tu raccroches, l’inquiétude se lit sur ton visage tandis que tu demandes à ton collègue de se rendre immédiatement à l’hôpital. Tes prunelles scrutent le paysage qui défile, ton cœur se serre  lorsque tu songes au scénario possible, le seul finalement. Mais rapidement, ce dernier est balayé car vous arrivez devant l’établissement. « Merci Marco, je te revaudrais ça. » Dis-tu à l’attention de ton ami, tu sors en vitesse du véhicule de police et pénètres en trombe dans le hall. Aussitôt, les regards se posent sur toi et ton uniforme. Tu la cherches désespérément du regard, et soudain, tu aperçois Bonnie, assise, démunie et seule. La voir ainsi te fait mal, c’est une vision insupportable. Tes pas se pressent vers son être, et dans ton élan, tu l’enlaces. Avec force, avec vivacité pour lui montrer que tu es là. Là pour la soutenir malgré tout. Là pour le meilleur et le pire. Là car tu l’aimes encore et que tu aimerais tant te racheter de ta faute. Légèrement tremblant, tu relâches ton étreinte. « J’ai fait au plus vite. Tout va bien, je suis là. ». Un médecin arrive vers vous, vous invitant à entrer dans son bureau afin de procéder à des tests. Dans l’attente des résultats, tu sens l’angoisse monter, et ta jambe droite trembler de manière incontrôlée. Lorsque le gynécologue entre de nouveau, l’air grave et qu’il s’installe, tu sens que les nouvelles ne vont pas être bonnes, et évidemment elles ne le sont pas. Le bébé n’est plus. Elle a fait une fausse couche, mettant fin au rêve éveillé que vous viviez tous les deux. Par respect, le médecin quitte la pièce. Le traumatisme est grand, la douleur bien plus encore. Ta main dans la sienne ne bouge pas alors que tu baisses la tête et quelques larmes s’échappent, chose inhabituel lorsqu’on te connait bien. Mais là, c’est le trop-plein tu ne peux te contenir, et la rousse non plus que tu t’empresses de serrer dans tes bras. Deux êtres brisés par la vie, deux malchanceux qui malgré tout se trouvent réunis grâce à une même souffrance.

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Le bonheur aux lèvres un peu naïvement, et on marche ensemble d’un pas décidé, alors que nos têtes nous crient de tout arrêter •• ALASKA (marc levy)

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Bonnie Wakefield
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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Lun 10 Avr - 1:43

i lost myself when i lost you both.
La rouqine se leva dès qu'elle aperçut Miles et elle partit directement se réfugier dans ses bras. Son étreinte à elle seule avait réussit à l'apaiser pendant un court moment. Nul besoin de parler, sa simple présence et le fait de pouvoir le serrer contre elle lui suffisait. Après quelques secondes qui furent trop courtes à son goût, ils arrêtèrent leur etreinte. Bonnie sécha rapidement les quelques larmes qui coulaient sur son visage. Merci d'être venu, tu n'imagines pas à quel point ça compte pour moi. C'est comme si toute la colère qu'elle avait éprouvé à son égard disparaissait le temps d'un soir. Elle voulait oublier les querelles et avoir son ex-mari à ses côté, car lui seul était capable de la comprendre et de trouver les mots pour la rassurer. Le médecin l'emmena quelques instants plus tard faire des tests. Une vague d'angoisse l'envahit tout d'un coup. Elle réalisa enfin qu'elle pouvait vraiment perdre ce bébé. Elle avait beau avoir essayé de ne pas y penser, elle comprit que cette pensée allait peut-être se concrétiser. Le médecin arriva plus tard avec les résultats. Le coeur de Bonnie s'accéléra lorsqu'elle vit la mine qu'il affichait. Elle sut, rien qu'avec le regard qu'ils s'étaient échangés, que quelque chose de grave s'était passé. Elle serra la main de Miles lorsqu'elle entendit les paroles du médecin. Elle avait fait une fausse-couche. Elle aurait tout donné pour ne pas entendre ce mot. Le médecin sortit ensuite de la pièce pour les laisser seuls. Le visage fermé, elle ne réagissait pas tout de suite. Elle encaissait la nouvelle, les paroles du médecin résonnaient dans sa tête. Elle ne pouvait pas y croire. Ce bébé qu'elle aimait tant n'était plus. Elle pouvait dire adieu à son rêve de le voir grandir. Elle se tourna alors vers son ex-mari. La tête baissée, il ne peut s'empêcher de verser quelques larmes à son tour. Elle éclata en sanglots en le voyant dans cet état. Rares étaient les fois où elle le voyait aussi vulnérable. Ils se prirent dans les bras et Bonnie n'arrivait plus à s'arrêter de pleurer. Elle avait beau essayer de se contrôler, elle versait des flots de larmes. Je suis désolée, tellement désolée, prononça-t-elle difficilement. Elle ne pouvait pas supporter de le voir comme ça. Elle essaya de le réconforter du mieux qu'elle le pouvait. Il était tout aussi impuissant qu'elle. Bonnie pouvait à quel point il tenait lui aussi à ce bébé bien qu'elle n'en a jamais douté. Certes, les choses n'avaient pas été faciles depuis leur séparation, mais Miles n'avait pas pris la fuite quand il avait appris qu'il allait être papa. Il aurait très bien pu le faire étant donné qu'ils n'étaient plus ensemble à l'époque. Il a décidé d'accepter cette responsabilité et Bonnie savait qu'il attendait avec impatience cette naissance. Et de le décevoir ainsi, c'était trop pour elle. Ils n'avaient pas prévu cette grossesse mais ce bébé avait déjà réussi à se faire une place dans leur vie. Ce bébé était le fruit de leur amour, il représentait aussi l'espoir. L'espoir que tout redevienne comme avant et qu'ils puissent reformer une famille. C'était comme si le bébé allait pouvoir réparer ce qui a été brisé dans leur couple. C'est de ma faute, dit-elle en sanglotant. J'ai sûrement fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle essayait de donner un sens à ce qui venait de se passer et culpabiliser était le seul moyen pour elle d'expliquer cette fausse couche. Je voulais tellement que ça se passe autrement. Bonnie avait tout perdu, son mari et son bébé. Elle voyait ses projets d'avenir disparaître sous ses yeux et elle ne pouvait rien faire pour arrêter ça. Comment pouvait-on se remettre de ça? Qu'est-ce qu'on va devenir?

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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Dim 16 Avr - 21:48

boulevard of broken dreams.
Ton cœur rate un battement lorsque tu l’aperçois enfin dans ton champ de vision. Elle semble fatiguée, paniquée. C’est pour cela que tu t’empresses de la serrer contre toi, geste qui a le don de vous apaiser tous les deux. Des secondes de tendresse sonnant une sorte de parenthèse de douceur dans le tumulte que tu vis. Ta tête nichée dans son cou, son odeur enivrante parvient à tes narines, te remémorant des bons souvenirs, lorsque vous étiez heureux et que rien ne semblait obscurcir le tableau. Mais ce soir, ta faute est oubliée, l’union fait la force, et plus que jamais, elle a besoin de toi, et réciproquement. « C’est normal, tu..tu as toujours été importante. » Souffles-tu, hésitant et par crainte qu’une remarque acerbe ne sorte de la bouche de la rousse. Après tout, tu l’aurais mérité. Néanmoins, les querelles mises de côté, tu veux lui montrer qu’elle pourra toujours compter sur ta présence, pour le meilleur et pour le pire. Des mots qui ne veulent rien dire désormais, mais qui ont encore un écho en ton fort intérieur. Les tests terminés, vous entrez dans le bureau du médecin, le cœur tambourinant dans ta poitrine. Le docteur rentre calmement, son regard ne trompe pas, et ses paroles ont l’effet d’une bombe. La nouvelle est lancée, et tu te retrouves seul avec Bonnie, dans ce bureau étouffant dont les couleurs t’horrifient. Fixant la lampe placée sur le bureau, tu mets quelques secondes à réaliser. Votre enfant n’est plus, et s’en est allé avec lui vos rêves, vos espoirs. Cet enfant tu l’aimais déjà. Ton cœur se brise et les larmes ne peuvent être contenues. La responsabilité tu y étais prêt, tu t’imaginais déjà lui tenir la main. Tout a disparu. Ta force habituelle s’envole, tu te sens désarmé. Tes opales brillantes se tournent vers Bonnie, également en larmes. Cette image te sert le cœur, alors, de nouveau, tu l’enlaces avec force. Le désastre paraît insurmontable tant tu étais impatient de le voir naître. De le voir t’appeler papa. Un futur qui n’est plus qu’un fantasme maintenant. La possibilité de fonder une famille n’est qu’une utopie et un désir que tu as frôlé du doigt. Une douleur immense t’envahit, visiblement partagée par ton ancienne femme. Son corps est troublé par des spasmes dus aux sanglots effrénés. Ce bébé était tant espéré, et sans doute qu’il aurait pu reformer leur couple, permettre de passer à autre chose et d’occulter les erreurs passées. Maintenant qu’il n’est plus là, que va-t-il advenir ? Nul ne sait, et surement pas toi. Reculant ton visage afin de glisser ton pouce sur sa joue trempée, et ainsi essuyer les larmes. « C’est la faute de personne Bonnie. Tu n’y es pour rien, ne rejette pas la faute sur toi. Je te l’interdit… ». La voir se culpabiliser te fait du mal, une fausse couche n’est pas un événement que l’on peut anticiper. Ce n’est la faute de personne, le corps humain est une science, ses réactions se font malgré nous. L’acceptation est la seule chose à faire. « On va surmonter, ensemble. ». Ta main vient serrer la sienne, tes doigts s’entremêlant aux siens. Tu veux lui montrer que tu seras toujours là auprès d’elle. Les tempêtes seront à vivre tous les deux. « Je serai toujours là pour toi. ». Le message est clair, tu es encore et toujours amoureux, ton erreur de parcours ne cesse de te hanter, tu t’en veux terriblement, rien ni personne ne pourrait te racheter à ses yeux. Alors, tu veux lui prouver que tu as changé, malgré le fait que le chemin risque d’être long, elle vaut le sacrifice. Elle l’a toujours valut. Bonnie est la femme de ta vie. Il t’a fallu la perdre pour le comprendre.

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Bonnie Wakefield
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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Jeu 20 Avr - 19:44

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Bonnie, peu convaincue, se contenta simplement de hocher la tête après avoir entendu ses paroles. Importante, elle n'était plus sûre de l'être pour lui. Seulement, elle avait d'autres choses en tête en ce moment. De ce fait, elle décida de ne pas relever ce qu'il venait de lui dire, même si Miles devait bien avoir une petite idée de ce qu'elle pensait. Dès le moment où elle avait su qu'il avait été infidèle, elle a remis en doute tout ce qu'elle croyait savoir. Elle était tombée des nues lorsqu'elle avait appris ce qu'il avait fait. Certes, leur couple n'était pas parfait. Toutefois, Bonnie n'aurait jamais cru qu'ils en seraient arrivés là. Apprendre cette trahison l'avait brisée. Miles était son pilier, le seul en qui elle faisait vraiment confiance. Si Bonnie avait vraiment été importante, il n'aurait pas été voir cette femme. C'est ce qu'elle ne cessait de se répéter. Bonnie pouvait supporter beaucoup de choses, elle était capable de faire beaucoup de concessions par amour. Seulement, elle ne pouvait pas accepter l'infidélité. Elle comptait peut-être pour lui, mais pas assez alors. Bonnie avait rapidement fait le constat qu'elle ne lui suffisait plus. C'était la seule explication possible à ses yeux. Une chose était sûre pour elle, ils avaient atteint un point de non-retour. À l'annonce de sa fausse-couche, la rouquine ne put s'empêcher de rejeter la faute sur elle. Elle ne comprenait pas comment un événement pareil avait pu arriver. Les mots de Miles la rassurèrent quelque peu bien que la culpabilité qu'elle portait était toujours bien présente. Elle avait peut-être tord de penser cela, mais c'était la seule manière pour elle de faire face à ce qu'ils étaient en train de vivre. Tu as peut-être raison, c'est juste que je comprends pas comment ça a pu arriver... Elle mit quelques instants à se calmer. Pleurer lui avait permis d'évacuer tout ce qu'elle avait sur le coeur. Bonnie ressentait beaucoup de choses en cet instant. De la tristesse, de l'impuissance, du désespoir, de la colère. La main dans la sienne, elle l'écouta dire qu'il sera toujours là pour elle. Un léger silence s'installa. Sans ce bébé, Bonnie ne voyait pas comment les choses pouvaient de nouveau fonctionner entre eux. Elle réalisa alors qu'elle avait peut-être mis une certaine pression sur cet enfant et ce n'était pas juste. Comme si la simple présence de ce bébé allait tout changer... Elle s'était bercée d'illusions, voilà tout. Vraiment? demanda-t-elle. Elle releva alors la tête et elle le regarda dans les yeux. La rouquine affichait un tout autre visage. La tristesse qu'elle ressentait avait fait place à un sentiment de vide. Je ... Je ne sais pas si on sera capable de retrouver ce qu'on avait. Je ne sais pas si j'arriverai à te pardonner. Elle ne lui disait pas ça pour lui faire de la peine. Elle n'avait pas la force pour cela. Elle essayait juste d'être honnête. J'ai déjà essayé, tu sais... Mais je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi. En prononçant ces mots, elle sentait les larmes revenir. Elle n'arrêtait pas de penser à cette femme, elle l'imaginait dans les bras de Miles. Elle n'arrivait pas à s'enlever cette vision de la tête. Si elle se remettait avec lui, elle ne serait plus tranquille à l'idée de le voir parler avec d'autres femmes. Elle savait ce qui l'attendait et elle ne se sentait pas prête à vivre ça, surtout après ce qu'elle était en train de traverser. Elle n'a jamais été du genre jalouse et elle n'avait pas envie de le devenir. Avec ce qui s'était passé ce soir, elle avait peut-être dépassé sa colère. Toutefois, cela ne changeait en rien la situation. Je ne pense pas être capable subir une autre déception, Miles... J'ai déjà donné. Elle était peut-être dure mais elle était également réaliste. Cela ne changeait rien au fait qu'elle l'aimait à la folie. Elle l'aimera sûrement toujours, mais il était peut-être temps d'arrêter les frais.

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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Dim 30 Avr - 18:49

boulevard of broken dreams.
Rien ni personne ne pourrait défaire le mal que tu as pu commettre en tombant dans les bras d’une inconnue. Une escapade d’une nuit, un plaisir charnel éphémère qui a mis à mal ton couple et ta famille. Tu ne saurais dire à quel point tu peux t’en vouloir. Tu es prêt à tout pour avoir ne serait-ce qu’une possibilité de retour en arrière. Malheureusement, ton désir de retour en arrière se heurte à la réalité, il est impossible de faire comme si de rien était, malgré toute la bonne volonté de la rousse dont le cœur a été brisé par ta faute. Et le tien par la même occasion, tu ne peux cependant que te blâmer, que blâmer ta bêtise d’être aussi léger avec les femmes, de l’avoir toujours été. Tu es incapable de te poser, tout simplement parce que l’engagement t’effraye, et que tu n’es pas quelqu’un de bien. Cette affirmation est plus que jamais véridique car tu as réussi à blesser la femme que tu aimes et à la faire se détourner de toi. Néanmoins, tu ne peux te résigner à laisser tomber. L’amour est encore présent, malgré tout, malgré cette faute qui a salit ton nom. La culpabilité te ronge, te faisant plonger peu à peu dans la dépression et l’alcool. A présent, tu as la sensation d’avoir tout perdu. La femme de ta vie qui a trop souffert, et ton enfant prématurément. Les fantasmes ont disparu pour laisser place à une douleur silencieuse mais indélébile. Cet espoir de fonder une famille et de peut-être renouer avec la rousse vient de disparaître. Bercé d’illusions également, tu redescends de ton nuage brusquement, cette journée, tu sais que tu ne l’oublieras jamais. Une date qui te marque au fer rouge. « Tu sais la science, ça s’explique pas, enfin voilà, personne n’est responsable de ça. ». Oui, personne n’est le responsable d’une fausse-couche. Le corps humain reste une machine connue mais dont les réactions restent imprévisibles. Tu sais que rejeter la faute sur toi ou celle de Bonnie ne servira à rien. Cela ne ramènera pas le bébé, bien au contraire. Tu restes néanmoins silencieux, attendant qu’elle ne se calme, si tes mots peuvent paraître faux, il n’en n’est rien, tu seras toujours là. Malgré la tempête, tout simplement parce que tu ne peux te résigner à abandonner votre histoire. Tu ne peux abandonner à la reconquérir, car c’est ainsi que tu peux lui prouver à quel point tu tiens à elle et que tu as changé pour devenir meilleur.
Les mots de la jeune femme résonnent en toi, avec une violence inouïe, mais tu sais que ce n’est pas sa finalité. Elle est tout simplement franche, ce que tu as toujours apprécié chez elle. Se cacher derrière les faux semblants n’est pas son genre. La tristesse ne te quitte cependant pas alors que tu romps le contact visuel pour baisser les yeux, fixant le sol blanc limpide. Un sentiment de vide te traverse, tes épaules s’affaissent sous la culpabilité qui t’étreint. « Je… Il a fallu que je te perde pour comprendre que tu es la femme de ma vie. ». Si tu as envie de lâcher une larme, tu te retiens tout simplement parce que tu es l’unique fautif dans cette histoire. Toi seul a causé la perte de ton couple. « Mais sache que si tu as besoin de moi, je serai là quand même. ». Même si elle ne veut pas de toi, tu ne baisseras pas les bras. « Je n’abandonnerai pas. Je ne nous abandonnerai pas. ». Tu es également honnête, Bonnie est la seule et unique femme de ta vie. Et malgré la dureté de tes paroles, tu sais que l’espoir est encore permis, et qu’un jour, vous verrez la fin du tunnel. Finalement, tu te lèves pour te tourner vers elle. « Je te ramène chez toi.» Nul besoin de préciser que tu n'apprécies que très peu les hôpitaux, alors tu veux vite partir et fuir cette ambiance morose et l'odeur chimique de cet endroit.

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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Ven 5 Mai - 16:54

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Miles était-il quelqu'un de bien? Sans hésiter, elle répondrait que oui, même après ce qu'il lui avait fait. Ces dernières semaines ont été très pénibles pour la jeune femme. Elle l'aimait toujours, bien qu'elle était aussi folle de rage contre lui. C'était tellement dur de lui en vouloir, lui qui l'avait rendue heureuse pendant si longtemps. Sa vie a basculé le jour où ils se sont rencontrés, elle est tombée sous son charme dès le moment où elle a croisé son regard. Il est le seul qu'elle ait vraiment aimé et elle doute qu’elle pourra un jour éprouver les mêmes sentiments pour un autre homme. Elle lui sera toujours reconnaissante pour toutes ces années qu'elle a partagées à ses côtés. Donc oui, il restait quelqu'un de bien, car il lui a donné les plus belles années de sa vie... Mais elle ne lui faisait plus confiance. Elle ne pouvait pas faire l'impasse sur ce qu'il avait fait. Cela lui faisait si mal d'affronter cette situation, elle a dû apprendre à vivre sans lui du jour au lendemain. C'est vrai, il me faut juste du temps pour l'accepter... répondit-elle après que Miles ait essayé de la rassurer quand elle s'est mise à culpabiliser suite à sa fausse-couche.

De toutes les personnes qui la connaissaient, il était l'un des seuls à savoir quand elle mentait donc elle ne voyait pas l'utilité de lui cacher la vérité. Elle n'avait pas eu l'intention de le blesser en disant ce qu'elle pensait de leur relation. La décision qu'elle avait prise lui déchirait aussi le coeur, mais c'était la meilleure chose à faire. Elle en avait marre de se battre. À quoi bon? Elle n'a fait qu'enchaîner les déceptions. Elle avait décidé de rendre les armes, parce que la douleur qu'elle ressentait en cet instant lui était insoutenable. Elle était au fond du gouffre et elle ne savait pas si elle pourra un jour se remettre de ce drame. Elle aurait tellement aimé pouvoir passer à autre chose et lui pardonner, mais elle savait qu'elle n'en serait pas capable. Malgré cette décision, le voir souffrir lui était insupportable. D'abord hésitante, elle passa sa main dans ses cheveux et elle caressa sa peau, avant d'essayer d’attirer son regard. Je suis désolée, je ne voulais pas te faire de la peine... C'est juste qu’on a trop souffert et ... il est peut-être temps pour nous d’avancer. On doit essayer de tourner la page. Cette nuit avait changé beaucoup de choses. Rien ne sera peut-être plus pareil entre eux mais la colère qu'elle éprouvait envers lui s'était apaisée. Merci, c’est gentil. Tu sais que c’est pareil pour moi.  Je … Je serais toujours là pour toi aussi. Bonnie ne sut quoi répondre quand il lui montra clairement qu'il ne comptait pas abandonner. Si elle avait baissé les bras, lui ne le ferait pas. Une partie d'elle n'avait pas envie qu'il abandonne, mais une autre partie savait que ce n'était pas raisonnable et qu'elle n'avait pas le droit de lui demander de l'attendre. Elle posa un baiser sur sa main, comme pour le remercier pour ce qu'il venait de dire. Malheureusement, elle ne pouvait pas lui répondre maintenant. Ils se dirigèrent ensuite vers la porte de sortie, Miles la ramena chez elle. Elle était plutôt calme pendant le trajet. Elle était encore en train d'assimiler tout ce qui s'était passé. Il faut dire que cette nuit a été riche en émotions. Son bébé ne sortait pas de ses pensées. Bonnie n'arrivait pas à accepter cette fausse-couche. Elle repensait à tout ce qui s'était passé. Elle ne pouvait pas croire que le bébé qu'elle avait porté dans son ventre quelques heures plus tôt n'était plus. Après un moment, elle observa celui qui était à côté d’elle. Elle se sentait chanceuse de l’avoir eu avec elle cette nuit. Son soutien avait beaucoup compté, même si c’était compliqué entre eux. Elle sortit alors de son silence. Tu restes le seul que j'ai vraiment aimé, cette situation ne change rien à ça. J'espère que tu le sais.

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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Dim 14 Mai - 18:37

boulevard of broken dreams.
Tu as commis une faute irréparable, du moins pour l’instant. Il faudra énormément de temps pour oublier ton faux pas. Et toute ta vie pour comprendre à quel point cela a gâché votre vie, vos projets, votre histoire tout simplement. Sans hésiter, tu te déclares comme un être abject capable de faire souffrir ses proches. Tu as réussi à la rendre malheureuse, et c’est sans doute pour cela que tu ne penses pas être quelqu’un de bien. Lorsqu’une personne nous est chère, il faut la protéger, et non la blesser comme tu as pu le faire. Une culpabilité qui ne te quitte jamais, et ce, pour le restant de tes jours. Une marque indélébile présente en ton fort antérieur, invisible à l’œil nu. Mais ce n’est rien comparé à la douleur ressentie par la jeune femme dont les prunelles en témoignent. Ton cœur se serre et d’un revers de main tu balayes les larmes qui se sont glissées le long de tes joues. Dans cette pièce, vous venez de voir vos rêves se briser par quelques mots semblables à des couteaux. Tu ne t’y attendais pas, et sur cet enfant reposait une lourde pression et un espoir que peut-être votre couple n’était pas totalement terminé. Une boule dans la gorge, tu tâches de contrôler tes émotions, pour ne pas l’accabler encore plus. Son honnêteté est dure à entendre, mais nécessaire, surtout qu’à force, tu peux aisément deviner si Bonnie ment. Une capacité que tu as pu développer après avoir passé tant d’années à ses côtés, à l’observer. A observer ses petites manies, ses défauts qui t’ont encore plus fait craquer. Ce temps paraît bien lointain, et pourtant, tu ne peux t’empêcher d’y songer. Il a fallu la perdre pour comprendre qu’elle est essentielle à tes yeux, que ton monde tourne seulement autour d’elle. Les larmes manquent de tomber, mais tu t’avises, tout simplement parce que pleurer ne changera rien et que tu ne veux surtout pas altérer son jugement. La fierté est sans doute ton plus gros défaut. Sa réponse ne laisse aucune place à l’espoir, mais plutôt à la résignation. Tourner la page et passer à autre chose ? Tu ne crois pas que cela soit possible. Bonnie est la femme de ta vie. « T'as pas à t'excuser d'être honnête. » Souffles-tu en lui adressant un regard bienveillant. Loin d’être le genre à baisser les bras au premier obstacle, tu lui fais alors comprendre que tu n’abandonneras pas, que tu essayeras de la reconquérir et que tu seras patient. Déterminé et prêt à tout malgré le fait que la tâche sera difficile et laborieuse. Abandonner est signe de faiblesse, se battre pour la femme que tu aimes, une force. Son contact engendre un petit sourire sur tes lèvres, tu es malgré tout rassuré qu’elle réponde qu’elle sera toujours là. Une façon pour toi de te convaincre qu’elle sera encore à tes côtés. Ce n’est pas vraiment de la meilleure manière, mais tant pis. Si c’est ainsi que tu peux un peu profiter, alors tu t’en contentes. Cette promesse est soigneusement enregistrée dans ta mémoire. Cela te motive encore plus à ne pas laisser tomber. Il reste encore des sentiments qui peuvent surmonter tous ces maux. Tu le sais, l’amour est plus fort que tout le reste.

Il est grand temps de rentrer, vous avez suffisamment traîné entre ces quatre murs blancs. Tu te lèves en compagnie de la jeune femme, direction ta voiture banalisée. Le trajet se passe dans un silence pesant, tu ne sais comment converser, légèrement gêné, et surtout épuisé. Tant d’émotions ressenties en une soirée que tu as la sensation de n’avoir pas dormi. Tu es exténué mentalement, tant et si bien que cela doit se traduire par des cernes. La nouvelle n’est pas encore acceptée, tu sais que tu mettras du temps. Quelques regards en direction de la rousse, tu t’apprêtes à dire quelque chose, mais c’est finalement elle qui prend l’initiative. Ça t’étonne qu’elle use du passé, la question te brûle les lèvres, mais tu te ravises. « Bien sûr que je le sais. » Ta main ébouriffe gentiment ses cheveux tandis que tu esquisses un sourire mutin, avant de reprendre un air plus sérieux. « C’est réciproque, et encore le cas pour moi. ». Inutile de dire les trois mots pour qu’elle comprendre, tu préfères être plus implicite, afin d’éviter de la braquer.

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Bonnie Wakefield
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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Sam 20 Mai - 14:22

i lost myself when i lost you both.
Bonnie pensait que tourner la page lui permettrait de panser ses blessures mais prendre cette décision n'était pas chose aisée, car elle aimait toujours son mari. Il restait l'homme de sa vie. Elle savait également qu'aucun homme ne pourrait le remplacer. Il avait beau l'avoir trahie, son coeur ne battait que pour lui. Seulement, la douleur qu'elle ressentait depuis quelques semaines lui était insupportable et le fait d'avoir perdu son bébé n'avait fait que l'accentuer. Continuer de vivre sans Miles sera la chose la plus difficile qu'elle devra faire. Elle n'est d'ailleurs pas certaine de pouvoir y arriver, mais elle avait le sentiment qu'aucun autre choix ne s'offrait à elle. Elle était tout simplement perdue. Elle voulait fuir cette situation, trouver un moyen d'oublier tout ce qui s'était passé. Elle ne savait pas si elle serait capable de reprendre une vie normale, mais elle devait essayer. Pour cela, elle devait s’éloigner de ce qui la faisait le plus souffrir. La nuit a été rude et elle savait également qu'elle parlait sous le coup de l'émotion. Peut-être qu'avec du recul, elle finirait par repenser la situation et elle verrait les choses autrement. Elle n'arrêtait pas de se contredire, elle ne savait plus où elle en était. C'est peut-être pour cette raison qu'elle avait préféré lui dire maintenant qu'il était temps pour eux de continuer leur vie chacun de leur côté. Elle ne voulait pas le retenir auprès d'elle si elle ne se sentait pas capable de continuer cette relation, elle ne voulait pas lui donner de faux espoir et le faire souffrir davantage. Miles, bien que déçu, semblait comprendre son choix. Elle lui était reconnaissante de ne pas s'opposer à sa décision. Merci de comprendre, je sais que ça n'est pas facile pour toi. Elle savait qu'il n'était pas prêt à abandonner. Au fond d'elle, elle était plutôt touchée par ce geste mais elle savait aussi qu'il était injuste de lui demander de l'attendre. Si elle n’était plus capable de le rendre heureux, elle voulait alors qu’il rencontre une femme qui puisse le faire. Elle avait déjà pensé à cette possibilité. Comment réagirait-elle si elle était amenée à le voir avec une autre? Cela risquerait de lui déchirer le coeur mais elle saurait également qu’il aurait enfin trouvé le bonheur. C’est tout ce qu’elle a toujours voulu pour lui. Le fait est que cette décision, elle l'avait prise pour lui aussi. Elle se sentait tellement misérable en ce moment, il méritait mieux qu'elle. Bonnie ne savait pas ce qu'elle allait devenir. Il lui faudrait du temps pour qu’elle se reconstruise et elle ne voulait pas être un fardeau pour lui. Elle était sincère lorsqu'elle lui dit qu'elle sera toujours là pour lui. Les choses n'allaient pas forcément être comme avant mais il pourrait toujours compter sur elle, elle s'en était fait la promesse. Dans la voiture, la jeune femme était perdue dans ses pensées. Un silence pesant s'était installé et Bonnie ne ressentit pas tout de suite le besoin de le rompre. Elle profita de ce court moment de calme. Quelques instants plus tard, elle décida néanmoins de reprendre la parole mais elle comprit tout de suite en entendant les paroles de Miles qu'elle s'était mal exprimée. Bien sur qu'elle l'aimait encore. C'était un fait établi et elle ne voulait pas qu'il en doute. Elle s’en était voulue d’être aussi maladroite. Elle s'empressa donc de corriger son erreur. Excuse moi, tu sais que c'est encore le cas pour moi aussi. Elle avait l’impression de tout faire de travers ce soir. Elle n'était pas fière de ce qu'elle avait fait. Je ne fais pas ça de gaieté de coeur. Je t'aime encore mais après ce qui s'est passé cette nuit... Au plus elle parlait, au plus elle sentait les larmes revenir. Elle s'arrêta de parler quelques secondes pour essayer de se calmer. Je veux pas que tu crois que c'est facile pour moi. Je... Je m'en veux de nous infliger ça.

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MessageSujet: Re: (2016) and just like that, everything we had was gone ≈ miles   Mar 30 Mai - 20:36

boulevard of broken dreams.
La culpabilité ne te quitte jamais, pas même pas la nuit où tu te réveilles parfois en sursaut, espérant vainement avoir Bonnie à tes côtés. Mais non, tu as commis l’irréparable à ses yeux, la tromper a sans doute été la pire des conneries que tu aies pu faire. Dans ta vie, nombreux ont été les dérapages, mais tu as toujours su rebondir et arranger les choses. A présent, comment faire pour recoller les morceaux déjà éparpillés ? Pour recoller les morceaux de son cœur que tu as brisé ? Cette douleur sourde dont tu es le seul et unique responsable n’est que plus forte avec cette perte. Tant d’espoirs reposaient sur ce bébé, sans doute trop. Rien ni personne ne peut vous unir. Tu avais tant d’attentes, tant de rêves qui aujourd’hui font face à la réalité. Le temps ne pourra résorber les blessures engendrées, ni ton amour pour elle. Il a fallu la perdre pour le comprendre. Aucun mot ne pourrait décrire à quel point tu te sens stupide de ne t’en rendre compte que maintenant. Bonnie est la femme de ta vie, tu en es persuadé mais c’est trop tard. Les mots du monde ne pourront défaire le mal que tu as causé. Toi, tu ne veux que son bonheur, tu as fait tout l’inverse. Détruisant tout sur ton passage comme tu l’as toujours fait. Ta vie n’est qu’un enchaînement d’erreurs, tu fais fuir tous ceux que tu aimes, malheureusement. Ton existence n’est qu’un tourbillon de souffrance dont tu es le seul responsable. Une constatation horrifiante qui te glace le sang, es-tu destiné à finir seul ? Alcoolique et triste ? Sans doute, et ce sera mérité. Une punition à la hauteur de tes actes souvent irréfléchis. Aujourd’hui, ton cœur se serre car tu viens de perdre ton enfant et ta femme.

Même si tu feins la compréhension, il n’en n’est rien. Tu n’abandonneras pas, c’est tout bonnement impensable e la laisser filer entre tes doigts. Impossible pour ton esprit déterminé de se résigner à risquer de la perdre définitivement. Ses mots te font baisser les yeux, tout simplement parce qu’encore une fois, elle songe à ton bien-être avant le sien, malgré tout ce que tu lui as fait subir. Cet aspect de sa personnalité t’a toujours attiré, et intérieurement te rappelle à quel point elle avait pu prendre soin de toi. Toi, ce gamin difficile et instable qui avait su trouver une once de stabilité. Tu mesures toute la gravité tandis que vous quittez l’hôpital, endroit qui a tendance à t’angoisser. L’odeur et surtout le fait que tu as appris ne te donne pas envie d’y rester plus longtemps. Tes pas sont pressants, comme pour fuir cette situation à laquelle tu n’étais absolument pas préparée, balayant les traits de tes larmes d’un coup de main, tu montes ensuite dans la voiture banalisée. Puis démarrant, le début du trajet est dans un silence pesant. A dire vrai, tu es encore sous le choc, ton esprit submergé par des émotions contradictoires. Tu aurais bien besoin de boire un coup, une envie de replonger dans la boisson qui se fait encore plus sentir lorsque ta vie prend un mauvais tournant. Tu as néanmoins le cœur serré. A mesure que les kilomètres avancent, et que la conversation évolue, tu t’arrêtes subitement, l’entendre pleurer t’est insupportable. Tu te tournes aussitôt vers la rousse, essuyant les larmes sur ses joues à l’aide de ton index. « Ne rejette pas la faute sur toi. Le seul fautif c’est moi. Si aujourd’hui on en est là c’est parce que j’ai merdé. » Tu glisses ensuite tes mains sur ton visage, et tes yeux humides. « Je crois qu’une bonne nuit de sommeil nous fera du bien, hein ? » Tu esquisses un sourire triste avant de redémarrer, le cœur lourd.

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