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 (2016) family affair. #conley.

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MessageSujet: (2016) family affair. #conley.   Lun 27 Mar - 21:51

family affair.
conley.

trente putain de mois que t'as pas vraiment mis le nez dehors. si, bien sûr. chaque jour à dix et seize heures. pendant quinze minutes. ouais, t'avais le droit à te promener. vite fait. mais tu voyais pas le soleil. parce que les murs sont trop hauts. parce que toi, tu préférais les longer. tu ne t'es jamais trop sentie à ta place, ici. ouais, c'est pas la place d'une conley. c'est les gênes ça. normalement, un membre du clan arrive toujours à s'en sortir avant de finir au trou. toi, t'as merdé. tu t'es fais prendre. et t'es là depuis trente mois. putain que c'est long. putain que c'est dur. t'en as chié, frances. mais t'as tenu le coup. ouais, t'avais pas l'choix de toute façon. tu l'as cherché, ça. t'as cherché à finir là-bas. à te faire enfermer. tu connaissais les risques, toi. tu les as toujours connu. et tant pis. ouais. tu regrettes pas. mais aujourd'hui, tu sors. c'en est fini. c'est terminé. t'es libre. l'oiseau va pouvoir déployer ses ailes. à nouveau. t'es heureuse. heureuse que la date ait avancé. heureuse de pouvoir retrouver les tiens. un petit pincement au coeur, tout de même. parce que t'abandonnes drew. parce que tu sais pas ce qu'il adviendra du futur. mais, tu verras. tu verras ce qu'il se passera. tu t'prends pas la tête, toi. non. jamais. c'est ta philosophie. avancer chaque jour. sans regarder en arrière. sans penser à demain.
t'as passé trente mois sans écart. pas une bagarre. pas un mot trop haut. t'es restée discrète. seule. t'en avais besoin. et, tu peux partir plus tôt. tu peux reprendre ta vie. sentir le vent frais d'un mois d'octobre te glacer les joues. putain que ça fait du bien. t'es accompagnée d'une surveillante. la guide qui te mène jusqu'à la porte. ultime barrière qui te sépare de la réalité. la vraie vie. t'en as loupé des choses. tu l'sais. le superbowl, obama à cuba, le premier débat entre clinton et trump. ouais, t'as loupé des trucs. et, même dans leur vie. à eux. à ceux que tu aperçois au loin. milan. aspen. la blonde qui sourit. le brun plus dur. c'est eux que t'as prévenu. personne d'autre. t'as appelé pour dire que tu revenais. te voilà à nouveau dans l'jeu. ouais. t'es revenue, frances. pas d'un voyage. pas d'affaires quelconques. t'es revenue de taule. et, en réalité, ça t'a pas tellement changé. que tu crois. 
putain vous m'avez manqué. que tu dis en approchant d'eux. ton pas qui se presse pour les rejoindre. tu coures presque pour les rejoindre. ton aîné. ta benjamine. les deux extrêmes. tes deux amours. et, tu t'empresses de prendre la gamine dans tes bras. putain qu'elle t'a manqué. son parfum qui te gifle. son parfum qui t'enivre. et, tu relâches ton emprise. ton regard qui se pose sur milan. j'pensais pas te voir ici. que tu dis. plus froide. ouais. tu lui en veux. ouais. mais, tu viens quand même l'enlacer. ton frère. ton tout. les autres ont pas voulu venir ? que tu souffles. déçue. ouais. ils te manquent. tous autant qu'ils sont. tant pis. tu hausses les épaules. et tu passes ton bras sous celui d'aspen. l'entraînant avec toi. t'es libre putain. enfin. tu vas revenir chez toi.
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Mar 28 Mar - 0:33


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that's the conley sperm: ambitious, relentless, everything we're not once we're born.



t’es excitée. comme une gamine. ce que t’es finalement. même à vingt et un ans, tu l’es toujours. parents junkies. absence d’autorité. enfance bordélique. indépendance forcée. c’est ça ton excuse pour réagir comme si t’avais cinq ans de moins. tu t’en fiches. tu réfléchis pas. jamais. encore moins maintenant. t’as rejoint milan chez lui. t’as soupiré. t’as tapé du pied. t’as fait les gros yeux. pas assez rapide le vieux. pas assez enjoué non plus. il est pas content. pas trop. et tu le sais. à chaque fois que tu lui as parlé du moment où vous alliez la chercher, soit il changeait de sujet soit il abrégeait la conversation. c’est froid entre eux. tu crois pas qu’il ait été la voir pendant qu’elle était en train de pourrir dans ce trou à rat. il est têtu ton frère. un peu trop fier peut-être aussi. mais c’était à prévoir. ça a mis un coup à la fratrie cette histoire de taule. forcément. ça fait flipper. ça remet à sa place aussi. même quand on est une conley. même quand les conneries font partie de nos gênes. héréditaires. et t’as souffert de voir ta soeur là-bas. lui rendre visite à des horaires imposées, ne pas pouvoir la toucher quand tu veux, ne pas lui raconter tes misères autour d’un hamburger. c’était différent. bizarre. effrayant parfois de savoir qu’elle dormait là-bas. mais aujourd’hui c’est fini. elle va revoir la lumière du jour. tu tires milan par le bras. tu veux pas être en retard. t’es comme une pile électrique. vous arrivez enfin devant la prison. chair de poule. frissons. tu mets ça de côté. t’es à côté de milan. tu essayes de rester immobile. ta tête contre son épaule. t’attends. puis enfin, elle sort. un sourire qui illumine ton visage. elle est dehors. là. pas loin. accessible. ta soeur qui te serre dans ses bras. ta tête qui s’enfouit dans son cou. t’as du mal à y croire. tu souffles. c’est peut-être du bonheur que tu ressens. ou du soulagement. tu la vois se tourner vers milan. son ton plus froid. moins amical. il a quand même le droit à un câlin. alleluia. c’est pas si grave que ça. « il allait pas rater ta sortie... » tu lèves les yeux au ciel. tu sais qu’il l’aime milan. plus que tout. il faut juste qu’ils recollent les morceaux. « les autres ont pas voulu venir ? » tu sens qu’elle est déçue. pas de comité d’accueil digne des conley aujourd’hui. juste milan et toi. « les meilleurs sont là d’toute façon. les autres nous rejoindront après. » tu lui dis avec un petit sourire. elle passe son bras sous le tien. ta main qui vient la serrer un peu plus contre toi. tu as besoin de t’assurer qu’elle est bien là. « tu veux faire quoi ? manger, boire, karaoké ? j’suis sûre que ça le détendrait milan de chanter… » tu tires la langue à ton grand frère. hors de question qu’il pourrisse cette journée.
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Mer 29 Mar - 13:12



Le grand jour est arrivé. Celui qu'il attendait depuis plus de deux ans maintenant. Il ressentait une sensation étrange, un mélange de joie et de frustration, de soulagement et de rancune. Et Aspen qui le tirait dans tous les sens en ne pouvant s'empêcher de sautiller partout dans la maison ne faisant qu'empirer les choses. Il ne pouvait pas dire qu'il n'était pas heureux que sa sœur sorte de prison, qu'il n'était pas impatient de la prendre dans ses bras, mais il avait cette boule au fond de la gorge qui lui rappelait qu'elle s'était infligé ça toute seule, ne pensant pas au reste de la tribu. Il l'avait trouvé égoïste, mais sûrement l'était-il aussi. Ses visites à la prison n'avaient été que très rares voir quasi inexistantes et s'il lui en voulait, c'était surtout parce qu'elle l'avait laissé, lui, seul, à affronter ses problèmes. Son divorce, ses problèmes d'alcool, la confiance qu'il avait en lui-même qui s'était envolée; elle l'avait laissé affronter tout ça seul. Il avait eu besoin d'elle, mais elle était loin, enfermé derrière quatre murs et il lui en voulait pour ça ce qui pouvait être interprêter par de l'égoïsme également. Il s'était senti échouer dans son rôle d'aîné et ça l'avait blessé. Un soupir traversait ses lèvres lorsqu'il sentait le regard accusateur de la petite dernière se posait sur lui. Elle ne tenait plus en place, elle avait hâte alors que lui se traînait presque. Et une fois devant elle, devant la prison, c'était des frissons qui lui traversaient le corps. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'était pas venu qu'il en avait presque oublié à quoi ressembler ce trou. Les mains au fond des poches, il regardait ses sœurs s'enlaçaient, avec un pincement au cœur. Elle leur avait manqué aussi, elle les avait fait souffrir, ils s'étaient inquiété chaque instant pour elle, mais elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle. Il détournait le regard en grimaçant légèrement. Sa voix attirait de nouveau son attention. Lui non plus ne pensait pas qu'il serait là, mais Aspen avait tellement insisté qu'il n'avait pas pu refuser. « Remercie Aspen pour ça. » répondait-il simplement sans l'ombre d'une émotion. Son souffle se coupait lorsque les bras de la jeune femme l'entourait. Il fermait les yeux quelques secondes. Même s'il ne le montrait pas, plus par fierté qu'autre chose, il était rassuré de voir qu'elle allait bien, qu'il ne lui était rien arrivé là dedans. Les sourcils froncés, il détournait de nouveau le regard lorsqu'Aspen proposait un karaoké en prétextant que ça le détendrait de chanter. Fixant la dernière des Conley, il se contentait de secouer la tête. Aspen, elle, lui tirait la langue comme une enfant. « Avant de chanter, on doit raconter à Frances ce qu'elle a loupé pendant deux ans. Il s'en est passé des choses. »  Bordel qu'il lui en voulait de l'avoir laissé seul, à se démerder comme un manche.
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Jeu 30 Mar - 2:02


family affair. (les vilain(e)s)

On lui a dit de venir à l'heure pour la sortie de taule de sa soeur. C'est pas grand chose mais Reda a trouvé le moyen de se ramener à la bourre. Il était encore plongé dans son petit monde, tellement qu'il n'a pas vu le temps passer. Alors, sur le chemin, il n'a même pas essayé de rattraper son retard. Certainement à cause de cette rancoeur dont il n'arrive pas à se détacher. Cette conne de Frances n'avait pensé qu'à elle pendant tout ce temps. Même avant la prison, elle était là, avec eux, uniquement lorsque cela l'arrangeait. Reda aurait voulu lui arracher la tête, cela s'était même produit. Les deux arrêtaient pas de se foutre sur la tronche avant qu'elle ne se fasse arrêter. Et après ? il était allé  la voir une fois mais ils n'avaient rien trouvé de mieux que s'engueuler. Elle avait gueulé et lui avait haussé le ton, incapables d'être sur la même longueur d'onde. Sur le chemin, le brun en profite pour se fumer une clope et détendre un peu ses nerfs à vif. Il passe une main dans sa crinière et s'arrête un instant en voyant son frère et ses sœurs à quelques mètres de là. Il sait pas ce qu'il doit faire ; s'il serait peut-être pas préférable qu'il fasse demi-tour. Reda a pas envie de gâcher la fête. Enfin, pour Milan et Aspen parce que Frances mériterait que ça : une putain de mauvaise sortie. Le brun grimace un peu en les voyant si joyeux à  l'idée de retrouver la blonde. Lui aussi pourrait être dans cet état mais il se sent pas de déballer les banderoles, d'afficher partout 'cette sale conne de Frances est de retour'. A croire que c'est une victoire de sortir de prison.

Il soupire mais termine par se ramener vers eux. D'un geste lent, Reda balance son mégot et plante ses yeux vairons en direction de sa petite sœur. Alors, tes vacances étaient comment ? Mais il peut pas s'empêcher, au fond, de gâcher un peu ce moment de tendresse, de montrer qu'il est là et qu'il est prêt à lui en faire baver pour son absence. Si Milan prend sur lui, Reda est pas capable de ça. Il en a marre de toujours fermer sa gueule et Frances a le don de la lui faire ouvrir. Pourtant, malgré sa méchanceté apparente, y a un sourire qui se dessine sur ses lèvres, léger. Il s'approche pas d'elle, ne l'enlace pas et reste dans son coin ; comme toujours depuis qu'ils sont mômes. Y a les autres et puis Reda. Reda et puis les autres. C'est l'électron libre. Celui qui les aime mais qui sait pas le leur montrer.
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Jeu 30 Mar - 17:32

family affair.
conley.

c'était long. tu peux pas le nier. trente mois. trente mois à tourner en rond. à chercher un sens aux journées qui passent. trente mois à ruminer. à ne rien regretter. c'est long, la prison. tu l'sais maintenant. tu sais que t'as déconné. t'aurais pas du baisser ta garde. t'aurais pas du être si naïve. et t'es heureuse de sortir. t'es heureuse de respirer l'air frais. heureuse de sentir le soleil pénétrer ton épiderme. ça fait du bien. ça fait un bien monstre de marcher sur plus de quelques mètres carrés. ça te rend heureuse, frances. et tu l'es d'autant plus quand t'aperçois milan et aspen. l'aîné et la benjamine. sûrement les deux conley dont tu étais la plus proche. avant. avant ces deux dernières années. et toi, tu les enlaces. tu peux pas t'en empêcher, frances. parce qu'ils t'ont manqué. parce qu'ils sont ta chaire, ton sang. t'imagines pas ta vie sans eux. c'est pour ça que tu revenais toujours. c'est pour ça que t'abandonnais toujours tes voyages. fallait que tu reviennes à rockland. juste pour eux. ils sont ta drogue, les conley. ils sont ta vie. tu peux pas le nier. tu peux pas mentir. malgré vos différents. malgré ce pic de l'aîné. ouais, t'en as loupé des choses. tu l'sais. t'as été absente trop longtemps. et tu t'apprêtes à répliquer. tu t'apprêtes à lui dire qu'il aurait pu venir, lui. qu'il aurait pu venir pour te les dire, ces choses. mais t'as pas l'temps, frances. parce que reda se pointe. reda et ses bouclettes brunes. pas assez longues. que tu lui réponds. tu le pense pas. parce que même lui, t'es heureuse de le voir. ouais. et un sourire se dessine aussi sur tes lèvres. il est distant, tu l'vois. il est comme ça, reda. froid.
une pizza, ça vous dit ? que tu sors. ton bras toujours enlacé à celui d'aspen. la bouffe est dégueulasse là-dedans. que t'ajoutes en haussant les épaules. et, toi, tu commences ta marche. entraînant la gamine avec toi. ta main qui vient saisir le bras de milan. hors de question que la guerre dure cent ans. tu l'supporterais pas. mais tu pouvais pas t'attendre à mieux, frances. pas avec tes deux aînés. pas alors que tu les as abandonné. t'as préféré une vie qu'eux ne désiraient pas. t'as préféré t'échapper, t'envoler. t'es devenue une délinquante. et tu leur as toujours caché, ça. t'as toujours menti. alors, tu peux les comprendre. tu peux accepter leur colère. leur distance. mais t'as ce pincement au coeur. quand même. tu m'files une clope ? que tu lances à reda. comme pour le sortir de ses rêveries. et aussi parce que t'en as envie. le taxer lui en particulier. établir un contact. t'en sais rien. t'veux juste l'inciter. l'inciter à te regarder. à pas t'abandonner. putain qu'ils t'ont manqué, ces cons. 
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Sam 1 Avr - 13:44


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ça t’a paru une éternité. deux ans et demi. deux ans à la voir dans sa tenue orange de taularde dégeulasse. ça lui va pas le orange à frances. non définitivement pas. tu la gardes contre toi. tu refuses de la laisser partir. parce-que peut-être qu’elle le fera. repartir. et ça te stresse. parce-que tu vous croyais intouchables. les conley. les cons de conley qui enchaînent les conneries mais qui s’en sortent toujours. casier judiciaire. les lignes qui s’accumulent. mais ça semblait si anodin. rien de bien dramatique. jusqu’à frances. jusqu’à son procès. où elle n’est pas rentrée avec vous. où ils l’ont gardé. ça te paraissait si réel d’un coup. une belle gifle dans la gueule pour toi, aspen. tu vois milan tirer la tronche. mais au fond tu sais qu’il est heureux d’être là et que t’as bien fait de le forcer à venir. il suffit d’un câlin de frances pour que son visage s’adoucisse. enfin, t’as l’impression. tu veux croire que tout n’est pas foutu entre vous. que vous êtes toujours là les uns pour les autres. parce-que putain, t’as jamais eu autant besoin d’eux que maintenant. l’année qui est passée a été trop chaotique. drogue, avortement, overdose, hôpital, sevrage, re-drogue. beaucoup trop de choses que tu gardes pour toi. seulement jax est au courant. et non, tu ne veux pas raconter à frances ce qu’elle a loupé. parce-que ce serait qu’avouer à voix haute que tu fais que merder, que ta vie n’est qu’un bordel infini. tu es perdue, paumée. tu sais pas quoi faire. plus depuis deux ans. bref. c’est pas le moment de tout balancer. t’es là pour frances. juste pour elle. mais reda qui débarque. tu t’y attends pas. tu es surprise. qu’il se soit bougé le cul jusque la prison. t’es quasiment sûre qu’il n’a pas vu votre frances depuis son procès. pas surprenant. reda et son caractère de merde. mais un simple sourire suffit à te réchauffer le coeur. peut-être qu’il est content de la voir. un peu. frances toujours accrochée à toi. « une pizza, ça vous dit ? la bouffe est dégueulasse là-dedans. » qu’elle balance si naturellement. pas de grand resto chez les conely. on fête une sortie de prison à la pizzeria. « pizza ! j’ai pas de fric donc faut me l’offrir... » tu lâches en riant. t’as jamais de sous. toujours à sec. les billets qui disparaissent aussi vite que tu te drogues. pathétique. « y en a bien un de vous qui peut être gentil d’toute façon » tu déclares en haussant les épaules. tu te laisses embarquer par frances qui avance. reda dans son monde, à la traine. il serait capable de rester là comme un con. en mode loup solitaire juste pour vous prouver qu’il peut se débrouiller seul. ta soeur qui s’arrête. elle se tourne vers votre grand frère. elle lui demande une clope. toi tu serais tenter d’aller te faire un rail. mais tu te retiens. pas ici. pas avec eux. pas maintenant. tes yeux sur lui. frances qui fait le premier pas. tu veux qu’il réponde. tu veux le voir réagir. tu veux qu’il fasse le deuxième pas. sois pas con, reda. donne lui une putain de clope. parce-qu’on sait tous qu’il s’agit pas juste d’une clope mais de bien plus. un semblant de trêve.
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MessageSujet: Re: (2016) family affair. #conley.   Sam 8 Avr - 20:28



family is not an important thing,
it's everything

Elle a un goût amer dans la bouche, Charlotte. Pas parce que Frances sort de prison aujourd'hui. Non, ça, ça la rend plus qu'heureuse. Elle se sentait toujours mal à l'aise, de devoir aller la voir selon des règles strictes et sous les regards indiscrets de gardiens et autres détenus. Retrouver Frances va rendre, elle l'espère, ce semblant d'équilibre perdu chez les Conley. Ce sera difficile, au début, mais au moins elle aura tous ses frères et soeurs plus ou moins près d'elle. Ce qui la rend amer, c'est qu'elle ne peut pas aller chercher Frances directement à sa sortie. Parce qu'elle est coincée avec des adolescents, idiots pour la plupart, qui ont autant envie d'être là qu'elle aujourd'hui. Elle les observe alors que l'un d'eux passe au tableau. Il lui faut quelques secondes pour se rendre compte que ce dernier attend qu'elle réagisse à sa réponse. Elle y jette un oeil, mais ne voit que des chiffres sans qu'ils ne fassent sens entre eux. Elle n'est pas assez concentrée pour arriver à quoi que ce soit. Alors elle pousse un soupir avant d'afficher un mince sourire sur ses lèvres. « Si je vous autorise à partir maintenant, vous ne le dites à personne et vous apportez des gâteaux demain matin ? » Ils sont surpris, mais n'ont pas besoin de beaucoup réfléchir pour accepter la proposition indécente de leur professeure. Très vite, les affaires sont rangées, Charlotte leurs rappelle d'être silencieux pour ne pas attirer l'attention. Puis elle s'empresse de fermer la classe et court littéralement jusqu'à sa voiture, portable à la main pour essayer de contacter un Conley équipé. L'heure de sortie de Frances est déjà dépassée de dix minutes, alors il est peut-être plus logique pour elle de les attendre quelque part...

Son coeur bat à toute vitesse lorsque l'un des Conley se décide à lui répondre. « Yo ! Vous avez Frances ? On se retrouve où ?! » Ils ont Frances, on se retrouve à la pizzeria habituelle. « A tout de suite ! » Qu'elle dit, joyeusement, en raccrochant. A tout de suite, et rapidement, de préférence. La route jusqu'au restaurant lui semble une éternité, elle a l'impression de prendre tous les feux qu'il y a et de conduire derrière des incompétents. Mais elle y arrive, enfin, se gare sans difficulté. Elle se précipite à l'intérieur pour voir que les Conley ne sont pas encore arrivés. Le soupir. Elle salue le chef et le prévient de l'arrivée imminente de toute la troupe avant de retourner dehors où elle attend, le coeur battant, l'arrivée des Conley. Mentalement, elle se fait un plan. Un, agresser Frances d'un câlin. Deux, agresser tout le monde d'un câlin. Content ou pas content, aujourd'hui est une journée exceptionnelle et elle va laisser personne gâcher les retrouvailles. Elle est prête à tirer des oreilles, s'il faut.

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